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Chiara De Luca, Ballata dei cani di Petra/Ballade des chiens de Petra

Photos de Khaled Youssef, avec un poème de Chiara De Luca
Foto di Khaled Youssef, con una poesia di Chiara De Luca

BALLATA DEI CANI DI PETRA

Hanno casa i cani di Petra
sul carapace di roccia che dentro
ha eterno l’animale del ricordo
come brace d’incendio nel vento.

Dei fratelli umani fiutano nell’aria
come un braille di polvere la storia
quando distesi simulano il sonno
vegliando sulla solitudine del mondo.

Lei nello sguardo ha un’ansia di madre
il passo rapido e accorto delle prede
addosso un allarme nell’inclinazione
del corpo gentile preparato a fuggire,
ma il piccolo l’affianca a testa alta
sicuro come fosse nel suo ventre
caldo d’attese e fragili speranze.

Lei è così stanca di tanto andare
vorrebbe accasciarsi sotto il sole
aderire a terra e infine riposare
come l’animale che racchiude
ogni roccia su cui si posa il piede.
Ma il piccolo freme avido di vita
appena nata, ride e fa turbinare
come un’elica folle la coda.

Ogni tanto qualcuno trova riposo
al chiuso infine dorme per davvero
cucciolo come un cane cittadino
accanto agli umani quasi al sicuro.

Lui consuma il dono di un uomo
sconosciuto, in piedi come un divo
al bancone di roccia per l’aperitivo
aspira come fosse l’ultimo respiro.
Domani non è mai il suo pensiero.

Lui ha un collare arcobaleno
negli occhi un lampo teso e fiero
di cucciolo incontro al destino,
già incline al ruolo di guardiano,
mentre la made umana si china
su di lui amorevole e severa.

Lui la mamma l’ha perduta
oppure per un istante smarrita,
solo al centro della piazza popolata,
dritto sulle zampe, a coda reclinata,
non fissa che il punto da cui si è allontanata.

Hanno casa nella rosa i cani di Petra
e nel rosso delle rocce che il tempo
ha striato come un manto d’arancio.

BALLADE DES CHIENS DE PETRA

Ils ont leur maison les chiens de Petra
sur la carapace de roche qui contient
en son sein l’animal éternel de la mémoire
comme une braise d’incendie dans le vent.

De ses frères humains ils flairent dans l’air
comme un braille de poussière l’histoire
quand détendus ils simulent le sommeil
en veillant sur la solitude du monde.

Elle a dans le regard une anxiété de mère
le pas rapide et avisé des proies
sur elle une alarme dans l’inclinaison
de son corps gentil prêt à fuir,
mais son petit garde la tête haute
sûr comme il fût dans son ventre
chaud d’attentes et d’espoirs fragiles.

Elle est si fatiguée de toujours aller
elle voudrait s’affaler sous le soleil
adhérer à la terre et finalement se reposer
comme l’animal qui renferme
la roche sur laquelle on pose son pied,
le petit par contre frémit, avide de vie
nouveau-né, il rit et fait tourbillonner
comme une hélice folle sa queue.

De temps en temps quelqu’un peut s’abriter
à l’intérieur et il dort pour de vrai
chiot comme un chien citadin
à côté des humain en sûreté;

un autre use du cadeau d’une main
inconnue, comme une vedette debout
au comptoir de roche pour l’apéritif
il aspire comme si c’était sa dernier respiration
Il n’y a pas de demain dans sa pensée.

Il a un collier arc-en-ciel,
dans ses yeux un éclair fier et tendu
de chiot qui, face à sa destinée,
déjà enclin à son rôle de gardien
pendant que sa mère humain se penche
sur lui tendre et sévère.

Sa maman il l’a peut-être perdue
ou il ne s’est qu’un instant égaré,
isolé au centre de la place peuplée,
queue baissée, il se tient sur ses pattes
ne fixe que le point d’où elle s’est éloignée.

Ils ont sa maison dans la rose les chiens de Petra
dans le rouge des roches que le temps
a strié comme son manteau d’oranger.

 

In preparazione/À paraître

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