Facebook

Khaled Youssef, Jordanie, les reflets de l’Histoire/Giordania, i riflessi della Storia

Tout peut se briser dans notre Orient, sauf sa lumière. Celle visible et l’autre invisible ressurgissent dans la brume des rêves en murmurant l’espoir comme une certitude, et dans l’intensité de ses rayons, l’histoire se tient fièrement debout. 

La Jordanie, terre encore préservée de la folie de l’Homme, a noué au fil des siècles une tendre intimité avec le soleil. Le temps y est suspendu, étiré entre hier et aujourd’hui, entre montagnes vertes et désert aux couleurs du feu, territoire envahi par une beauté variée et une nature qui a sculpté autant de mythes que de réalités dans la conscience humaine. 

Bâtie sur les collines, Amman expose fièrement les traces indélébiles de son ancienne gloire. Rhabbat Ammon la biblique, Philadelphia la romaine… à Amman règne le chant du silence, seuls les rayons du soleil dansent sur les sommets et se noient dans la profondeur des pierres de ses maisons blanches. 

Je tarderais bien dans la tranquillité de la capitale, ses marchés et son humanité variée, mais d’autres beautés attisent ma curiosité et ma soif de découverte.

Magnifiques sont les ruines de Jerash, la rivalité entre les dieux et leurs adeptes a été traduite par une course à l’émerveillement… qui a le plus beau temple, Zeus ou Artémis ? Tous deux irradient de splendeur sans pour autant éclipser la beauté des arcs des empereurs. Les contes des ancêtres se racontent dans les allées grandioses couvertes de tapis verts de printemps et de fleurs sauvages qui défient l’aridité du paysage alentour. Ici, la gloire est du passé mais la vie règne toujours, dans la nature comme dans la ville avoisinante qui bouillonne des cris mélodieux des marchands. 

La route se prolonge avec douceur dans une autre ville de la « Décapole » : près d’Irbid, son université et sa jeune population qui tient la nuit en éveil, les ruines de Gadara la sémitique survolent les collines et dominent les frontières… c’est un point de retrouvailles, une rencontre entre les pays du Moyen-Orient, un rappel à l’histoire commune et à la paix que l’on doit à nos descendants en faisant fi de nos pseudo-différences. 

La Mer Morte regorge de vie sur ses rivages, mais la magie apparaît à la fin de la journée, au moment où l’horizon devient une continuité de songes inspirant une évasion spirituelle à la recherche de l’origine de ces merveilles. Les derniers rayons éclairent les collines d’une terre promise et pleurent des larmes jaunes sur l’incapacité de certains hommes à transformer l’histoire en leçons et les différences en échange et partage. Seule la paix sauvera cette beauté qui invoque notre conscience à chaque aube et à chaque crépuscule. 

Le calme se pose et se propage sur l’étendue du désert du Wadi Rum. Depuis des siècles, seules les ombres se meuvent au pied des dunes avec les variations rythmées du soleil et les lueurs dans les yeux des Bédouins accentuées par la noirceur du Kohl. 

D’ici, tous les chemins mènent à Petra. Une beauté prosternante enveloppée par les mystères. Il aura fallu beaucoup de ruses pour découvrir ce secret longtemps gardé par les Bédouins. Entre ses merveilles les pas sont accompagnés par le chant du silence pour honorer son allure mystique. 

Petra ne se décrit pas, elle se vit, elle émerveille et élève les yeux et les esprits.

Les pas se perdent volontairement sur les collines rocheuses, car hors sentier battu il y a la vie de ses habitants qui n’ont jamais quitté leur terre, ils y vivent, avec leurs animaux et leurs traditions gravées dans le quotidien au milieu des rochers nabatéens. Leur vie s’écoule comme un rayon de soleil d’hiver en respirant chaque jour la beauté de leur terre et la splendeur de leurs ancêtres. Des sourires qui illuminent tout le désert et une joie de vivre qui irradie dans vos cœurs si vous prenez le temps d’apprécier, non seulement les pierres et les monuments, mais aussi ces âmes nomades qui respirent la beauté du monde. 

A Aqaba, demain n’est jamais une certitude, vivons au jour le jour ! Les bateaux conversent entre eux et avec les riverains en musique, les familles se réunissent sur le sable à la recherche d’un moment de partage et de paix, afin de capter un brin d’existence et de voir l’instant comme un rêve à vivre tant qu’il est temps.

La nuit tombe, le ciel s’étoile et compose un tableau qui ne cesse de s’étendre… les rires ondulent sur les vagues… une joie voyageuse, contagieuse révèle la vie… 

Au fond, il faut si peu pour atteindre l’extase ! 

En Jordanie, le bleu du ciel est indissociable de chaque paysage et le travail du soleil ne prend jamais fin, rayonnant sur les pierres et les visages au teint hâlé qui révèlent la puissante douceur de la lumière de notre Orient. Cette lumière éternelle, dans l’intensité de ses rayons, raconte notre humanité et trempe sa plume dans l’encrier du temps pour raconter l’Histoire. 

Khaled Youssef

Tutto può spezzarsi nel nostro Oriente, tranne la sua luce. Quella visibile e l’altra invisibile riappaiono nella bruma dei sogni mormorando la speranza come una certezza, e nell’intensità dei suoi raggi, la storia si erge orgogliosa. 

La Giordania, terra ancora preservata dalla follia dell’uomo, ha stretto nel corso dei secoli una tenera intimità con il sole. Il tempo è sospeso, dilatato tra ieri e oggi, tra montagne verdi e deserto dai colori del fuoco, territorio invaso da una bellezza variegata e da una natura che ha scolpito tanti miti e altrettante realtà nella coscienza umana.

Costruita sulle colline, Amman espone fieramente le tracce indelebili della sua antica gloria. Rhabbat Ammon la biblica, Philadelphia la romana… ad Amman regna il canto del silenzio, solo i raggi del sole danzano sulle vette e s’immergono nella profondità delle pietre delle sue case bianche. 

Indugerei volentieri nella tranquillità della capitale, con i suoi mercati e la sua multiforme umanità, ma altre bellezze accendono la mia curiosità e la mia sete di scoperta.

Magnifiche sono le rovine di Jerash, la rivalità tra gli dei e tra i loro fedeli è stata tradotta in una gara delle meraviglie… chi ha il tempio più bello, Zeus o Artemide ? Entrambi irradiano splendore senza tuttavia eclissare la bellezza degli archi degli imperatori. I racconti degli antenati si narrano nei grandiosi vicoli rivestiti di tappeti verdi di primavera e di fiori selvatici, che sfidano l’aridità del paesaggio circostante. Qui, la gloria appartiene al passato, ma la vita regna sempre, nella natura come nella città vicina, che ribolle delle grida melodiose dei mercanti.

La via si prolunga con dolcezza in un’altra città della «Decapoli»: nei pressi di Irbid, la sua università e la sua giovane popolazione che tiene sveglia la notte, le rovine di Gadara la semitica sormontano le colline e dominano le frontiere… è un punto di ritrovo, un incontro tra i paesi del Medio Oriente, un richiamo alla storia comune e alla pace che dobbiamo ai nostri discendenti ignorando le nostre pseudo-differenze. 

Il Mar Morto brulica di via sulle sue rive, ma la magia appare a fine giornata, nel momento in cui l’orizzonte diviene una continuità di sogni che ispirano un’evasione spirituale alla ricerca dell’origine di queste meraviglie. Gli ultimi raggi rischiarano le colline di una terra promessa e piangono lacrime d’oro sull’incapacità di certi uomini di trasformare la storia in lezioni e le differenze in scambio e condivisione. Solo la pace salverà questa bellezza che invoca la nostra coscienza a ogni alba e a ogni crepuscolo. 

La calma si posa e si propaga sulla distesa del deserto di Wadi Rum. Da secoli, soltanto le ombre si muovono ai piedi delle dune con le variazioni ritmate del sole e i bagliori negli occhi dei beduini accentuati dalla nero intenso del Kohl. 

Da qui, tutte le strade portano a Petra. Una bellezza schiacciante, avvolta dai misteri. Ci saranno volute molte astuzie per scoprire questo segreto a lungo custodito dai beduini. Tra le sue meraviglie i passi sono accompagnati dai canti del silenzio per onorare il suo mistico fascino. 

Petra non si descrive, si vive, lei meraviglia ed eleva gli occhi e gli animi.

I passi si smarriscono volontariamente sulle colline rocciose, perché fuori dal sentiero battuto c’è la vita degli abitanti che non hanno mai lasciato la loro terra, la abitano, con i loro animali e le loro tradizioni incise nel quotidiano, in mezzo alle rocce nabateane. La loro vita scorre come un raggio di sole d’inverno, ogni giorno respirano la bellezza della loro terra e lo splendore dei loro antenati. Sorrisi che illuminano tutto il deserto e una gioia di vivere che ti si riflette nel cuore se ti prendi il tempo di apprezzare : non soltanto le pietre e i monumenti, ma anche queste anime nomadi che respirano la bellezza del mondo.

Ad Aqaba, il domani non è mai una certezza, viviamo giorno per giorno! Le barche conversano tra loro e con gli abitanti in musica, le famiglie si riuniscono sulla sabbia alla ricerca di un momento di condivisione e di pace, per captare un filo d’esistenza e vedere l’istante come un sogno da vivere finché dura.

La notte cala, il cielo si colma di stelle e compone un quadro che non cessa di estendersi… le risate ondulano sui frangenti… una gioia viaggiatrice, contagiosa rivela la vita… 

In fondo, ci vuole così poco per conseguire l’estasi !

In Giordania, l’azzurro del cielo è inseparabile da ogni paesaggio e l’opera del sole non ha mai fine, irraggiando le pietre e i volti abbronzati che rivelano la potenza dolce della luce del nostro Oriente. Questa luce eterna, nell’intensità dei suoi raggi, racconta la nostra umanità e immerge la penna nel calamaio del tempo per raccontare la Storia.

Traduzione di Chiara De Luca

No widget added yet.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Follow Us

Get the latest posts delivered to your mailbox:

%d bloggers like this: